Les 3 et 4 novembre 2026, le site de Châteaudun du Pôle formation UIMM / CFAI Centre-Val de Loire accueille les sélections régionales de la 49ᵉ Compétition nationale des métiers WorldSkills, dans deux disciplines qui parlent directement aux ateliers : la chaudronnerie et le soudage. Huit candidats sont attendus dans chaque métier, selon Le28.tv. Les épreuves sont ouvertes au public, gratuitement.
Pour un chef d’atelier, un artisan soudeur ou un formateur, ce type de rendez-vous est une occasion rare de voir travailler, en conditions réelles et sous la pression du chrono, la génération qui viendra demain tenir les postes de soudage et les plateaux de chaudronnerie.
Plan de l'article
Ce qui se joue à Châteaudun #
Les candidats sont des apprentis, des lycéens et des étudiants. Ils seront évalués sur des travaux techniques complexes, à réaliser en temps limité. La grille d’attente annoncée par les organisateurs tient en quatre mots : précision, rapidité, créativité et maîtrise de soi.
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L’enjeu est concret. Les lauréats régionaux décrocheront leur ticket pour représenter la région Centre-Val de Loire lors des finales nationales, prévues du 13 au 15 octobre 2027 à Orléans, comme le rappelle Radio Intensité. La compétition WorldSkills rassemble au total près de 800 champions régionaux, répartis sur une soixantaine de métiers.
Le programme pour les visiteurs
Les épreuves se déroulent sur un jour et demi :
Mardi 3 novembre : de 11 h à 12 h, puis de 13 h à 17 h 30.
Mercredi 4 novembre : de 8 h 30 à 12 h 30.
La proclamation des résultats et la remise des prix auront lieu le mercredi 4 novembre à 16 h, sur les plateaux techniques de l’établissement. En parallèle des épreuves, des démonstrations d’usinage sont prévues pour faire découvrir ces métiers au grand public. Adresse : Pôle formation UIMM / CFAI Centre-Val de Loire, 11 rue Louis Appert, 28200 Châteaudun.
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Soudage et chaudronnerie : deux métiers voisins, deux regards différents #
On les confond souvent, mais ils ne demandent pas exactement les mêmes réflexes. Le soudeur est jugé d’abord sur la qualité de ses cordons : régularité, pénétration, absence de défauts, respect du mode opératoire. Le chaudronnier, lui, part d’un plan pour arriver à un ensemble fini : il trace, débite, forme, assemble, et la soudure n’est qu’une étape de sa gamme.
Dans un atelier, la frontière est souvent poreuse. Un bon chaudronnier sait souder, un bon soudeur gagne à savoir lire un plan et anticiper les déformations d’un assemblage. Regarder ces deux épreuves côte à côte, c’est voir comment chaque métier gère le temps, l’ordre des opérations et le contrôle de ses propres pièces.
Ce qu’un professionnel peut observer sur place
Assister à une sélection régionale n’a rien d’une simple sortie. Quelques points méritent l’attention d’un œil d’atelier :
La préparation du poste. Avant le premier arc, la façon dont un candidat organise son espace, vérifie ses réglages et prépare ses pièces en dit long sur sa rigueur.
La gestion du chrono. En temps limité, l’erreur classique est de se précipiter sur les opérations visibles et de bâcler la préparation des chanfreins ou le pointage. Les meilleurs gardent une méthode constante du début à la fin.
L’autocontrôle. Un candidat qui mesure, vérifie l’équerrage et reprend ses tracés avant d’avancer montre exactement le réflexe que l’on attend d’un professionnel en production.
La sécurité. Équipements de protection, rangement des bouteilles, gestion des fumées : la compétition est aussi une vitrine des bonnes pratiques, un sujet que nous avions abordé à propos des fumées de soudage.
Un vivier de recrutement à portée de main #
Le Pôle formation UIMM Centre-Val de Loire se présente comme le premier centre de formation aux métiers de l’industrie de la région. Il forme chaque année plus de 950 apprentis, du CAP au diplôme d’ingénieur, d’après Le28.tv.
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Pour une entreprise de chaudronnerie, de serrurerie-métallerie ou de maintenance installée en Eure-et-Loir ou dans le Loiret, ces deux journées sont l’occasion de rencontrer formateurs et jeunes en formation sans passer par une annonce. Les candidats engagés dans WorldSkills ont, par définition, accepté de s’entraîner bien au-delà du programme : c’est un indicateur de motivation difficile à lire sur un CV.
Accueillir un apprenti, une décision d’atelier
Recruter un apprenti soudeur ou chaudronnier ne se limite pas à signer un contrat. Il faut un tuteur disponible, des postes où l’on peut apprendre sans mettre la production en danger, et des pièces d’entraînement. Les ateliers qui réussissent l’exercice prévoient souvent un parcours progressif : préparation et meulage, puis pointage, puis soudage de pièces non critiques, avant de confier des assemblages engageants.
La compétition joue ici un rôle de révélateur. Les jeunes qui s’y présentent ont souvent été accompagnés par un maître d’apprentissage qui a accepté de dégager du temps pour l’entraînement. C’est un investissement, mais c’est aussi un argument pour fidéliser un profil prometteur.
Après Châteaudun, cap sur Orléans en 2027 #
Les sélections régionales ne sont qu’une étape. Les médaillés d’or poursuivront leur préparation pendant près d’un an avant les finales nationales d’Orléans, du 13 au 15 octobre 2027. Pour les entreprises qui les emploient, c’est une année où l’apprenti gagne en rigueur et en vitesse, des qualités qui profitent directement à l’atelier.
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Si vous êtes dans le secteur, un passage à Châteaudun mardi après-midi ou mercredi matin permet de voir les épreuves au moment où elles sont les plus denses. Et la remise des prix, mercredi à 16 h, donne les noms des futurs représentants de la région en chaudronnerie et en soudage.




